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 Si ma 500 m’était contée ou le portrait d’un adhérant

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Cinquecento
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Nombre de messages : 276
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 02/02/2005

MessageSujet: Si ma 500 m’était contée ou le portrait d’un adhérant    Dim 5 Déc à 14:43

L’auto de mon enfance par Jean-Claude

atteint du virus Cinquecentus aigu


Ce dont je me rappelle, c’est que, comme Obelix, je suis tombé dedans quand j’étais petit.
Etait ce l’odeur de l’essence, le bruit du moteur, ou cet engin avec lequel on pouvait partir se promener qui m’a donné le virus de la mécanique et des petites autos ?


Déjà, mon grand père avait eu une Topolino dont j’ai encore quelques embryons de souvenirs très lointains où quand encore petit garçon je dormais sur la banquette arrière. Une 500 A de 1948, de couleur noire, au goût de l’époque, avec des clignoteurs qui sortaient et rentraient. Mais un soir d’hivers de 1957, la petite souris rentrant de Chatelet vers Charleroi le long de la Sambre la voiture a terminé sa vie en dérapant sur une plaque de verglas.





Et c’est ainsi qu’à la fin de l’été 1958 la Nuova 500 est arrivée.

C’était l’année de mes 15 ans, l’année de l’exposition universelle de Bruxelles. Durant six mois, j’ai parcouru ses allées et ses pavillons. Tout annonçait un monde moderne en pleine expansion. La construction de villes nouvelles, le lancement des premiers satellites précurseurs de l’exploration de l’espace, la première démonstration d’une voiture électrique, la mise au point du premier circuit intégré qui va ouvrir la porte à toute l’électronique que nous connaissons aujourd’hui.
Elle était d’un beau vert pâle, avec une grande capote verte plus foncée qui découvrait complètement l’habitacle, un intérieur lumineux et une allure tellement moderne pour l’époque. Trapue, aux formes arrondies avec une petite bouille ronde. Une forme d’œuf tranchant avec les formes des 2 cv Citroën, des VW Coccinelles ou les Renault 4 cv.


Après chaque sortie, mon grand père la rangeait soigneusement dans son garage, passait un tissu pour enlever les poussières qui auraient pu s’y déposer et la recouvrait d’une toile. Si elle avait été à la pluie, c’était le nettoyage, rinçage et séchage.

C’est ainsi qu’en 1975 au décès de mon grand-père la voiture n’avait que quelques 13.000 km et était toujours comme neuve.
Mes parents qui en avaient hérité ne l’utilisèrent que moins d’un an. Elle resta ainsi trois années au chaud et au sec dans un garage avant que je ne la reprenne en 1979 comme seconde voiture pour conduire mes enfants à l’école et faire les courses dans le quartier.

Mais après avoir passé deux hivers sous le sel déversé trop généreusement sur les routes pour des carrosseries qui n’étaient ni prévues, ni protégées pour résister à cette saumure acide, elle commençait à se désintégrer.


En 1982, les Fiat 500 n’étaient plus cotées. Plus personne n’en voulait, dans les revues automobile des années 80 et 90 elle n’apparaît même plus dans les cotes de l’Argus.
Pourtant, c’était un souvenir de mes grands-parents, un souvenir d’enfance., je ne voulais en aucun cas la perdre. C’était « ma première voiture ». Une année, ils m’avaient emmené camper, oh pas très loin, à Cerfontaine où se trouve maintenant le barrage de l’Eau d’Heure. Je me rappelle qu’il y avait sur le toit de la voiture un porte bagage en tubes ronds reposant sur des ventouses et fixé par des tirants à la gouttière. Il a malheureusement disparu comme beaucoup de chose qui n’avaient plus de valeur à cette époque.


Pour ne pas perdre la voiture, je l’ai remisée sur des blocs de béton dans une grange où elle est restée en hibernation treize longues années. Et c’est ce qui l’a sauvée.
Au mois de mai 1995, elle est sortie de son cocon et comme un chrysalide elle s’est réveillée. Philippe, un jeune mécanicien du Roeulx, amoureux des anciennes, a fait tourner son moteur, réparé les trous de rouille dans le châssis et renouvelé les circuits de freins.




A l’époque, pour trouver des pièces de fiat 500, il fallait aller à Liège rue de la source chez Nicolas, où ce jour là, il y avait une arrivée de Fiat 500 cabriolet en provenance d’Italie … le rêve.
Les années suivantes, n’ayant pas beaucoup de loisirs pour m’en occuper, elle ne sortait que de temps en temps. Et puis en 2001, j’apprend qu’il y a un rassemblement de Fiat 500 à Waterloo organisé par un tout nouveau club. Ce fut le premier rallye de notre Titine.
Dans l’état lamentable où elle se trouvait, j’avais quelque honte à la sortir et la montrer, mais le Président m’assura que c’était mieux ainsi et que par après on pourrait d’autant mieux apprécier sa résurrection.

C’est là que vers huit heure du matin deux Fiat 500 se sont rencontrées et ont directement sympathisé.
La notre venait de Bruxelles et l’autre de Liège.




Elle était partie de grand matin pour être déjà là si tôt. Elle avait une petite panne de démarreur et son propriétaire était inquiet pour le rallye et son retour vers Liège. Mais tout s’est bien passé, une petite poussette pour démarrer et on continuait.
Les deux Cinquecento sont restées ensemble toute la journée, elles se sont liées d’amitié.


Depuis lors elles se retrouvent régulièrement aux rallyes de Liège ou du club, Sergio et Paola sont devenus des amis. C’est cela aussi l’esprit qui règne dans le club.


Début 2002, notre Titine a reçu un premier lifting, une peinture extérieure qui lui a redonné une apparence correcte, mais pas encore suffisante pour lui retrouver tout son éclat d’origine, de nouvelles housses des sièges cousues à la maison (nous n’avions pas retrouvé le tissu d’origine) ont rafraichi l’intérieur.
Tous les gadgets placés au cours des années folles ont été retirés.


Tout cela car désignée d’office pour transporter son propriétaire et sa future épouse le jour de leur mariage, le 1ier juin 2002.

En 2005, une petite sœur lui est arrivée sous la forme d’une Giardiniera. Une Fiat 500 « break » quand même relativement rare. La mécanique était bonne, mais la peinture et la carrosserie demandaient une sérieuse restauration.

Complètement démontée, elle sera déjà repeinte intérieurement et extérieurement. Elle fera la joie des enfants du quartier qu’elle emmènera faire de petites balades et participer a quelques rallyes.



Elle prendra le relais jusqu’en 2007 année mythique pour les Fiat 500.

Nous rêvions depuis longtemps d’emmener Titine à Garlenda pour le grand rassemblement du cinquantenaire 1957 - 2007.
Mais avant cela elle devra être en « état concours » et ce fut fait, une année complète de démontage, réparation, peintures intérieures, extérieures, rénovation des tissus des sièges et de la capote, remplacement des accessoires non-conformes à l’original, et tout, et tout, mais ceci est une autre histoire.


Et ce fut l’apothéose pour cette encore fringante grand-mère de quarante neuf ans de retrouver sur son sol natal, des centaines, que dis-je des milliers de petites sœurs, toutes chouchoutées par leurs propriétaires qui fêtaient toutes ensemble l’anniversaire de leur aïeule.


Cinquecento.
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