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 Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts

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baboon
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Nombre de messages : 4
Localisation : Essonne France
Date d'inscription : 30/08/2006

MessageSujet: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Mer 30 Aoû à 9:28

Salut à tous!!!!

Petite histoire du passé anterieur



Cela ce passe au milieu des années 80, dans une région viticole haute gamme, où était organisé une course de côte, démonstration pour voitures prestigieuses et anciennes.

J’étais engagé sur ma Giulia berline 1600 super, type 10526.

Départ en ville sur la place de l’église et parcours dans le vignoble, parcours très serré, pas large, mais tout de même très technique. 3 montées à effectuer, mais sans classement, juste pour le plaisir des participants, et sur routes fermées à la circule bien sûr.

1ère montée : histoire de reconnaître le parcours, que je ne connais pas.
2ème montée, j’essaye de m’appliquer sur les trajectoires et les freinages.
3ème montée : je sors l’attaque.

Mais, 1er virage, et dans le village, le berlingue qui coupe. Elle me l’avait déjà fait, mais ça faisait longtemps, le fusible de la bobine qui s’est fait la malle. Je défais le harnais, je sors à toute vitesse de la voiture, je dégoupille le capot, j’attrape le fuse de l’éclairage et je le mets à la place de celui de la bobine.
Je remonte dans la voiture, et en colère, je sors la grosse attaque. Jusqu’à la ligne d’arrivée, la voiture va voler de virages en freinages graves et dérapages généreux. Au fond de moi-même, je suis un peu vexé, mais je l’apprendrais plus tard, j’ai fait le « number one » à l’applaudimètre.

Début de soirée, remise de coupes symbolique : ex, la voiture la plus ancienne, la plus belle restauration, la voiture venue du plus loin, la voiture la plus rapide et la moins rapide, la voiture la plus rare…et pleins d’autres prix très sympas. Et je reçois la coupe du pilotage le plus spectaculaire.

Le photographe de l’organisateur me vendra même une photo, où l’on voit la Giulia avec les 2 roues de gauche à 50 cms au-dessus du sol.

Le soir, dîner dansant sur place dans le château. On se retrouve Baboonette et moi à une table de 8. On se présente les uns les autres et bien sûr, sujet de la discussion : bagnoles, de tout, et de rien, mais c’est vachement sympa et on se marre bien. Nous sommes assis à côté de John Wayne et Rita Crawford, 2 américains de passage, passionnés de voitures anciennes. On partage nos avis, et on s’entend vachement bien avec eux. Ils parlent, pratiquement, couramment français tous les 2. Il m’entreprend sur les Ferrari, et je lui parle de ma petite expérience de cette marque.

John Wayne, il est acheteur - importateur et distributeur aux US de vins prestigieux et très haut de gamme. Une commande pour lui, c’est pas 12 cartons, c’est 3 containers bateau minimum. Dans la vie, ça va très bien pour lui.

Entre le dessert et le fromage, il me dit : « Baboon, tu nous a impressionné dans ta montée. » Là-dessus, il m’explique qu’il n’a pas trop l’habitude de nos petites routes et qu’il voudrait avoir des photos de sa voiture pour mettre dans son bureau, aux US. »

Je suis bien d’accord, pourquoi pas, mais c’est quoi sa voiture ?
Il m’explique : « c’est une 365 GT – LM. »
Là, je cogite vite et je lui réponds : « Mais c’est un Daytona ?? »
- « Ouais, mais une ex NART » (North American Racing Team : une écurie américaine qui engagée des Ferrari en endurance et surtout aux 24 Heures du Mans.)

Le lendemain matin, il me montre sa voiture, c’est bien un Daytona, mais en configuration le Mans : gommards hyper larges… mais tout de même en échappement « Street ». Il l’a emmenée avec lui en avion par Air France Cargo. Elle est immatriculée aux US. Je monte dedans, procédure normale de mise en route, elle est en carter sec, c’est un peu long, et direction la grille de départ.

Et là, par rapport à une 365 GTB 4, que j’avais déjà eu l’occasion de conduire, c’est une catastrophe. Son rayon de braquage est égal à la place de la Concorde. A cause des gros gommards, les butées de braquage ont été réduites, c’est une caisse pour faire de la piste à très haute vitesse uniquement. La direction, c’est une Marius Berliet, tellement elle est lourde, et pour les pédales, fallait les mollets de Richard Virenque et son traitement.

Je suis sur la grille de départ.
Un départ toutes les minutes.
Devant moi, une Austin Healey 3000 alu, big valves, big freins, big carbus, big gommards, big pilote anglais ; une Lotus Elan hollandaise 1600, culasse Cosworth, 180 Chx, 600 kgs, un véritable missile.
Derrière moi, 2 Fiat 500 : une 595 SS Abarth et une 695 SS Abarth.
Au moment où le drapeau vert s’abaisse devant moi, je cale comme un débutant. En fait, la 1ère est hyper longue, et il fallait faire patiner l’embrayage.
L’étagement de cette boîte, c’est : 1ère 90 / 2ème 150 / 3ème 210 / 4ème 260 / 5ème….

Je remets en route, 1er virage, un angle droit dans le village, toute petite rue, je plante la caisse en plein milieu du carrefour. Je suis obligé de manœuvrer pour prendre ce petit carrefour. Longue ligne droite jusqu’à la sortie du village et gros freinage avant un gauche serré pour attaquer vraiment la côte. Le gros freinage, je le rate, en fait parce que les slicks pistes ne sont pas montés en température et ce sont de véritables savonnettes. Marche arrière dans l’échappatoire, et je reprends le parcours.
Arrive la 1ère épingle : même cinéma, la voiture refuse de tourner. Je suis obligé de faire 3 manœuvres pour en sortir.
2ème épingle : pareil, j’en chie comme un russe à manœuvrer en 3 fois pour sortir de ce virage.
Au moment de prendre la ligne droite, jusqu’au prochain virage, je vois dans mon rétro, la 1ère Fiat 500.
Et je vais passer presque tout le parcours à faire des manœuvres dans presque tous les virages, sous les hués et sifflements des spectateurs. Je transpire comme une vache, j’ai la honte, je suis trempé, j’ai mal aux bras. J’ouvre la porte à la 1ère des 500 et je continue péniblement ma route.
J’en fini plus d’en sortir de tous ces virolos et les spectateurs pliés de rire.
Arrive la 2ème 500, je la laisse passer bien sur et ensuite, longue ligne droite, jusqu’à la ligne d’arrivée que je franchie derrière la 695 SS.
Je suis dégoutté, j’ai les bonbons qui collent au papier, j’ai du laisser 3 litres de sueur dans le baquet.

Le soir, je retrouve l’ami John Wayne et Rita Crawford. Il est heureux comme tout. Il montre à tout le monde la photo de son Daytona, prise par le photographe de l’organisateur.
Sur la photo, on voit le Daytona dans un gauche serré épingle, en plein appui sur la roue avant droite, les roues avant complètement contrebraquées à droite et la roue arrière gauche à 10 cms du sol. Alors là, je comprends pas trop bien, il doit y avoir un truquage dans la photo, parce que je n’ai jamais pu faire déraper de cette manière la voiture. Je vais voir le photographe, qui m’explique que là, je n’étais pas en plein dérapage contrôlé, comme le donne l’impression sur la photo, mais tout bêtement en marche arrière, en train de manœuvrer, et si la roue arrière gauche ne touche pas le sol, c’est dû uniquement au relief du bitume à l’intérieur du virage. L’effet est saisissant. Je dit au photographe : « Surtout ne va pas lui raconter ça à John Wayne. »

Et John, il est aux anges : « Aux States, cette photo dans mon bureau, elle va faire un malheur !!! »

Ensuite, c’est le pilote de la 695 SS qui vient me voir, il me montre une photo où l’on voit passer sa voiture la ligne d’arrivée devant le Daytona.

Il me dit : « C’est la meilleur photo de ma vie : le yaourt devant la Ferrari à l’arrivée d’une course. »
Et je lui dit : « Surtout ne va pas lui montrer ça à John Wayne. »
Il me dit que c’est OK, il a compris l’histoire.

En fait, John Wayne, il avait bien vu ce qu’il s’était passé, et il a joué top classe. Il nous a donné rendez-vous à 4 heures le lendemain matin. Moi au volant, les 2 pilotes des 500, derrière dans l’arceau et John en passager, direction l’autoroute A6 pour une ballade entre Dijon et Auxerre. Et j’ai eu le plaisir de pousser la 5ème, d’après son calcul sur le compte tours, puisqu’il n’y avait pas de tachymètre, on a dû passer un petit 300 sur les grands bouts droits, de nuit sous la pleine lune et sans aucune circulation (le lundi était férié). Heureusement qu’il y avait la pleine lune, because l’éclairage du Daytona, c’est une cata.

A cette vitesse là, le peu de voitures que j’ai doublé, elles roulaient très très très vite en marche arrière. Les grandes courbes devenaient des virages serrés. Un bruit d’enfer, mais là, c’était grandiose, le Daytona était dans son élément. La direction, une véritable Plume que je tenais du bout des doigts.




A bientôt. Baboon. Very Happy Very Happy Very Happy
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baboon
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MessageSujet: Re: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Mer 30 Aoû à 9:31

Baboon
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TONY500
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MessageSujet: Re: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Mer 30 Aoû à 11:16

re fabuleux, mais on n'en sait toujours pas plus à ton sujet Smile
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baboon
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MessageSujet: Re: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Mer 30 Aoû à 11:45

TONY500 a écrit:
re fabuleux, mais on n'en sait toujours pas plus à ton sujet Smile

Je ne fais juste que passer

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Baboon

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MessageSujet: Re: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Mer 30 Aoû à 17:18

deux fois la même histoire, baboon, on voudrait en savoir plus.
As-tu d'autres expérience avec des 500?
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MessageSujet: Re: Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts   Aujourd'hui à 16:45

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Comment se faire pourrir en Ferrari par 2 yaourts
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